Création de jardin à Roncherolles-sur-le-Vivier

Cette création de jardin à Roncherolles-sur-le-Vivier a consisté à reprendre l’avant d’une maison neuve dont le terrain dominait la voirie. Un muret de soutènement en bois massif, construit sur mesure en limite de propriété, a permis de tenir la terre, de rattraper le niveau proprement et de donner enfin une façade nette à cet extérieur.

Le contexte : un jardin surélevé en limite de voirie

La maison est récente, dans un lotissement du plateau est de l’agglomération rouennaise. Comme souvent sur ces constructions neuves, le terrain a été remblayé au-dessus du niveau de la rue : le gazon se terminait par un talus de terre nue qui descendait directement sur le trottoir.

Les conséquences sont toujours les mêmes. La terre glisse à chaque pluie et finit sur la chaussée, la bande le long de la route devient impossible à tondre, et la limite de propriété reste floue. Il fallait un ouvrage de soutènement franc sur toute la longueur de la façade.

Pourquoi un muret en bois plutôt qu’un enrochement ou du béton

Trois solutions étaient possibles : l’enrochement, le bloc béton à bancher, ou le bois. Nous avons retenu le bois massif pour des raisons qui tiennent autant à l’esthétique qu’au terrain.

La maison possède un bardage bois en façade : le muret lui répond directement, au lieu de lui opposer une masse minérale. La hauteur à reprendre restait modérée, ce qui place le bois dans son domaine d’emploi sans surdimensionnement. Enfin, un muret bois se met en œuvre par éléments, ce qui permet de contourner proprement le coffret technique et de travailler au millimètre le long d’une bordure existante — chose bien plus délicate avec des blocs béton ou des enrochements.

La mise en œuvre

Le chantier s’est déroulé en plusieurs temps. Une tranchée a d’abord été ouverte sur toute la longueur, en pied de talus, le long de la bordure béton de la voirie. Les poteaux verticaux y ont été implantés puis scellés au béton, coulé sur place à la bétonnière.

Les madriers ont ensuite été empilés horizontalement entre les poteaux, chaque rang étant serré et contrôlé au niveau avant fixation. Un géotextile a été posé côté terre pour éviter que les fines ne migrent entre les madriers et ne viennent tacher l’ouvrage à la première pluie.

Le coffret technique a été intégré dans l’alignement plutôt que contourné, et la boîte aux lettres repositionnée en cohérence avec le nouveau tracé. Ce sont ces détails-là qui font qu’un ouvrage paraît avoir toujours été là.

Les finitions et les plantations

Une fois le muret en place, la terre végétale a été remblayée derrière et nivelée, puis le gazon repris jusqu’à l’arase. La partie plantée reprend des végétaux à silhouette marquée et à entretien réduit : graminées le long de la façade, qui tiennent l’hiver et bougent au vent, et un sujet isolé en bordure d’allée qui donne un point de vue depuis la rue.

L’accès piéton a été traité en pas japonais posés sur gravier clair, qui contraste avec l’enrobé sombre et guide naturellement vers l’entrée.

Un projet similaire à Roncherolles-sur-le-Vivier ?

Le cas est fréquent sur les maisons neuves du secteur : un terrain remblayé, une limite mal traitée, un talus qui s’érode. Nous intervenons à Roncherolles-sur-le-Vivier et dans les communes voisines — Darnétal, Bois-d’Ennebourg, Préaux, Saint-Léger-du-Bourg-Denis, Fontaine-sous-Préaux — pour la création de jardin, la maçonnerie paysagère, la terrasse en bois et l’entretien.

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